Mairie de Roques sur Garonne

La ville/Historique

Historique

Commune de ROQUES

Image représentant l'écluse avenue Vincent AuriolEcluseUne petite histoire de Roques
 
Selon la « légende », l’origine du nom de Roques viendrait d’un « roc » (rocher) qui aurait détourné le gros du courant du fleuve lors de l’inondation de 1875.
 
En réalité, le village existe depuis avant le 14 siècle. On retrouve sa trace dans l’inventaire datant de 1336 de la Chatellenie de Muret, où Roques figure avec les villages de Muret, St Amans, Labastide-Clermont, la Métairie de Roquettes, Labastidette et Rieumes, auxquels viendront s’ajouter Saubens et Frouzins au milieu du 15 siècle.
Le 12 septembre 1213, durant la Croisade contre les Albigeois, notre commune vit se dérouler la bataille de Muret lorsque s’affrontèrent les troupes de Raymond VI, allié au Roi d’Aragon, à celles de Simon de Montfort. La bataille qui faisait rage tournait au désastre et Raymond VI demanda l’aide des Milices Toulousaines. Le peu d’ardeur que celles-ci mirent à venir les fit baptiser les « Culs gelés » (culs jallas en occitan). Il en reste aujourd’hui le quartier des Cujalas, situé vers le chemin des Moines, à l’endroit même où s’était déroulée la bataille.
 
En 1543, le village va subir l’influence toulousaine, particulièrement après l’achat par deux Conseillers du Parlement de Toulouse, Antoine de Paulo et Jehan de St Pierre, du Domaine du Roi à Roques, domaine qui constituait essentiellement en droits de justice et d’Albergue.
 

place Jean JAURESplace Jean JAURES

Au 17 siècle, Jean de Roquette, Jean de St Pierre et Bertrand Michaëlis, après Georges Maynial viendront participer au développement du village. Roques était alors un village essentiellement agricole (93% du territoire) où l’on cultivait du blé, de la vigne, du pastel et aussi une culture très rare à l’époque, le colza. On y élevait également des moutons pour approvisionner les boucheries toulousaines. On trouve trace d’un essai comparatif de qualité (le 10 septembre 1756) de quatre boisseaux de blé issus de trois communes, Roques, Frouzins et Merville.
 
Mais Roques était aussi un village fluvial et était même une halte pour les bateliers qui tiraient leurs barques à fond plat depuis Toulouse, située à une journée de bateau. Une auberge spécialement aménagée leur permettait de passer la nuit avant de repartir le lendemain. Pour moudre le blé, un moulin à nef avait été installé dans le courant de la Garonne, comme il en existait de nombreux tout au long du fleuve.
 
En 1875, Roques, comme Toulouse subit la plus importante inondation de la Garonne (9,47 mètres au-dessus de l’étiage). Le village fut entièrement dévasté et le pont du chemin de fer de Pinsaguel fut emporté. Le Maréchal Mac Mahon, venu visiter Toulouse pour se rendre compte de la catastrophe prononça à cette occasion les mots qui devinrent célèbres : « Que d’eau, que d’eau !... ».
Les besoins en farine devenant de plus en plus importants, on décida, en 1847, de construire un moulin à Roques. Un bras de la Garonne venait actionner deux meules verticales et une meule horizontale.
 
Au fil des années le village s’est peu à peu agrandi et les terres agricoles ont diminué. En 1980 il ne restait à Roques que neuf exploitations agricoles.
 
Aujourd’hui, notre commune compte près de 4000 habitants, il y en avait seulement 906 en 1962.

Blason de la ville :